« De l’homme réparé à l’homme augmenté … réflexion sur l’augmentation de l’humain par la technologie » Une conférence à l’Extension de l’ULB de La Louvière. Invité : Jean-Noël Missa, Médecin – Philosophe. Directeur de recherches au FNRS. Prof. à l’ULB

Jeudi 14 novembre 2019 à 19 heures 30

Une organisation de la section du centre de l’Extension de l’ULB Centre, de la Régionale Picardie Laïque, de « Cestcentral » et de la ville de La Louvière à la Maison des associations (maison du tourisme) – Place Jules Mansart à 7100 La Louvière

Animation : Michel Bougard, Lic. en chimie ULB.
Pour réservations : 0497/52 58 16. ou rmailto:reniergodaux@skynet.beeniergodaux@skynet.be

PAF :

  • 5 euros pour non-membres de l’Extension de l’ULB.
  • 3 euros pour les membres de l’Extension de l’ULB et d’Hainaut Séniors – membres UAE – sans-emplois et étudiants.

Certains scientifiques et philosophes transhumanistes défendent aujourd’hui un progressisme prométhéen de transformation de la nature humaine par la technologie. Cette utopie technoscientifique ayant pour objectif l’amélioration de l’être humain s’appuie sur les pouvoirs nouveaux de la biomédecine. La dilution des frontières entre médecine thérapeutique classique et médecine d’amélioration constitue une des caractéristiques principales de la biomédecine du XXIème siècle. Dans la biomédecine contemporaine, les nouveaux médicaments et technologies thérapeutiques peuvent être utilisés non seulement pour soigner le malade mais aussi pour améliorer ou augmenter certaines capacités humaines. Cette évolution représente un changement de paradigme dans la pratique médicale. La volonté des transhumanistes de modifier l’homme a évidemment suscité des débats éthiques et philosophiques animés. La problématique transhumaniste est vaste, floue et ambiguë autant qu’ambivalente. Certes, elle concerne d’abord toutes les techniques matérielles d’amélioration ou d’augmentation (enhancement) de l’homme, et cette perspective se situe volontiers dans le prolongement de l’humanisme des Lumières en se réclamant d’un positionnement éthique. Mais l’homme « amélioré ou augmenté », c’est-à-dire « transformé » peut s’éloigner toujours davantage des conditions de l’homme naturel « cultivé » ordinaire. Le transhumanisme peut ainsi verser, brutalement ou imperceptiblement (« progressivement ») dans le posthumanisme.