La fonte des calottes glaciaires et la hausse du niveau des mers … Et l’homme dans tout cela ?

Conférence de Frank Pattyn, Glaciologue et Professeur à l’ULB le 19/10 à La Louvière à 19heures 30.

frankpattyn

Lieu : Maison des Associations (maison du Tourisme) – Place Jules Mansart – 7100 La Louvière

PAF :  5 € (non-membres de l’Extension de l’ULB) – 3 € (membres de l’Extension de l’ULB – membres UAE – sans-emplois et étudiants)
Une organisation de la section du centre de l’Extension de l’ULB, de l’UTD, de la Régionale Picardie Laïque, du CCRC, de la Ville de La Louvière et de l’UAE.

Réservations : 0497/52 58 16. ou reniergodaux@skynet.be

Au préalable, une conférence sera organisée par l’UTD le mardi 11 octobre à 14 heures 30, Rue Paul Pastur, 1 – La Louvière (Arts et Métiers) :  » Les changements climatiques en Belgique » avec Xavier Fettweis, Climatologue ULg

Le niveau marin a augmenté de +/- 20 cm depuis 1900 et monte aujourd’hui de plus en plus vite. Cette augmentation est principalement due à la dilatation thermique des océans : en se réchauffant les océans augmentent leur volume.
La deuxième plus forte contribution au niveau marin provient de la glace stockée sur les continents – glaciers et calottes glaciaires, y compris Antarctique et Groenland – qui est alors transférée aux océans.
Le Groenland perd principalement de la glace par fonte à la surface de la calotte et ruissellement ainsi que, dans une moindre mesure, par décharge des glaciers émissaires aux marges du Groenland. Cependant, l’augmentation des précipitations à l’intérieur des terres atténue partiellement la perte de masse de la calotte.
En Antarctique, ce sont surtout les glaciers émissaires de l’Antarctique de l’Ouest qui perdent de la masse, ce qui compense l’augmentation générale des précipitations sur la calotte. La perte de glace se manifeste par l’amincissement de la calotte, l’accélération des glaciers émissaires et le retrait de la zone de contact avec l’océan. La calotte contribue au niveau marin dès que la glace commence à flotter. C’est dans ce contexte que les plateformes de glace flottante [ice shelf] contrôlent la stabilité de la calotte antarctique. Lorsque les plateformes de glace se désintègrent, les glaciers qui les alimentent accélèrent, menaçant la calotte de s’effondrer. La calotte se déstabilise par fonte à la base lorsque des incursions d’eaux chaudes et saline [mCDW] remontent les profondeurs et rentrent en contact avec la base des plateformes de glace.
Le futur niveau marin dépendra de la réaction de ses différents contributeurs face aux changements climatiques. Les estimations de la montée des eaux dépendent des modèles numériques dont les résultats divergent tant au niveau des échelles temporelles qu’en magnitude ou taux d’augmentation. Le dernier rapport du GIEC prédit que les mers monteront de 30 à 60 cm d’ici 2100. Et, selon le scénario ’business as usual’, l’augmentation pourrait même atteindre 100 cm d’ici 2100 alors que les études récentes la limitent à 140 cm. Quoi qu’il en soi, même si nous nous en tenons aux engagements de Paris et que nous limitons le réchauffement à 2°C, le niveau marin continuera de monter.