Regards croisés au sujet de Jésus …

Le jeudi 26 novembre 2015 à 19 heures 30
A la Salle des fêtes de Chapelle-Lez-Herlaimont (Place de l’Hôtel de Ville).

Invités :
Eric de Beukelaer, Licencié en Droit – Licencié en Philosophie , théologie et Droit Canon (UCL) – Curé à Liège (rive gauche)
Arnaud Delhove, Aspirant FRS-FNRS – Doctorant en égyptologie à l’Université Libre de Bruxelles et historien des religions. Spécialiste du christianisme

Animation : Michel Host, Licencié en histoire

PAF :  5 euros pour non-membres de l’Extension de l’ULB – 3 euros pour les membres de l’Extension de l’ULB, de l’UAE – Étudiants et sans emploi

Pour réservations : 0497/52 58 16. ou reniergodaux@skynet.be

Une organisation de la section du centre de l’Extension de l’ULB, de la Maison de Laïcité et du centre culturel de Chapelle-Lez-Herlaimont – de la Régionale Picardie Laïque, du CCRC, de la Ville de La Louvière et de l’UAE

Le point de vue d’Eric De Beukelaer
Au cœur de l’intuition chrétienne s’enracine la croyance en un Dieu qui cherche les hommes et fait sans cesse le premier pas, au point de laisser résonner l’intégralité de sa Parole dans une vie humaine, celle de Jésus. « Qui donc est Dieu et qu’est-ce qui est essentiel dans une vie d’homme ? », se demande l’humanité. Regarde cet homme – Jésus – répondent les chrétiens et tu verras : sa vie donnée dit Dieu en visage d’homme et dit l’homme dont rêve Dieu. L’expérience chrétienne commence et s’achève avec la rencontre spirituelle d’un homme ayant vécu il y a 2000 ans et proclamé toujours actuel ; un Galiléen originaire d’un trou perdu, dont la vie aurait une valeur universelle ; un prédicateur itinérant crucifié par l’occupant, proclamé toujours vivant.  Pour le sceptique, tout ceci paraîtra une projection des désirs les plus fous sur un Dieu qui en devient pathétiquement anthropomorphique : « C’est un peu trop beau pour être vrai… ». Pour le chrétien, c’est beau donc c’est vrai. Quand Dieu se fait homme, il ne prend pas l’apparence de nos projections divines : un grand roi victorieux, un philosophe toujours zen, un génie hors normes…  Non, il choisit la figure ordinaire d’un charpentier qui vit la plus grande partie de son existence, caché au milieu de la masse des anonymes. Un jour, cet inconnu parle et agit avec assez de puissance pour bousculer et déranger, mais non pour s’imposer. A vue humaine, la vie de cet homme est un échec, car il finit comme victime de ceux qu’il dérangeait. En Jésus, Dieu choisit le camp de tous les laissés pour compte de l’histoire. Et au cœur même de la cruauté quotidienne, il plante l’étendard d’un « je t’aime ». La victoire de Dieu, c’est que même cloué sur une croix par nos peurs, son Verbe continue à conjuguer « aimer » dans tous les temps et sous tous les modes.
Le point de vue d’Arnaud Delhove
« Penseur juif de Galilée né au 1er siècle, Jésus est la figure centrale du christianisme, qui vit en lui le Messie et le Fils de Dieu, et une figure dominante de l’histoire. Si les traces de l’homme se perdent au 1er s., ses disciples témoignèrent de sa vie et de son enseignement.
Le chercheur qui veut le prendre comme objet d’étude, en tant que personnage historique, trouve des sources variées, qu’elles soient polythéistes, juives, chrétiennes ou autres, et dont l’interprétation a fait et fait toujours l’objet de débats passionnés.
Par une lecture critique et aussi objective que possible de ces documents, s’il ne peut faire qu’aveu d’impuissance quant à toucher le « Jésus réel », le chercheur peut néanmoins en toucher certains traits, il peut examiner et montrer les lectures et relectures, notamment ecclésiales, dont Jésus fit et est l’objet, mais aussi, en le replaçant dans le cadre plus large des sciences des religions, montrer ses similitudes et caractéristiques par rapport aux autres grandes figures religieuses de l’histoire. Par cette approche, c’est une autre figure de Jésus qui peut transparaître.